COMPTE RENDU JOURNÉE HANDI AVIRON

COMPTE RENDU JOURNÉE HANDI AVIRON

ASUL Aviron, mercredi 13 Novembre 2019

Contexte :

La décision d’organiser une réunion spécifique au public dit « handis » ,  est consécutif à une enquête faite auprès des clubs de la ligue Auvergne-Rhône Alpes en mai dernier et la prise en considération de l’intérêt de la grande majorité d’entre eux pour cette catégorie.

Notre territoire comportant un club référent très actif, c’est naturellement dans les locaux de l’ASUL Aviron, que cette réunion s’est tenue.

Il convient de remercier l’ASUL, sa Présidente, Stéphanie Merle et son équipe pour l’accueil chaleureux qui a été réservé aux participants et la très bonne organisation de la journée.

 

Etaient présents :
ASUL Aviron : Stéphanie Merle (Présidente), Bruno Pallanchard, Robert Standaert
SN Tain Tournon : Bruno Eysseric ( Vice-Président), Robert Michelon( Entraineur)
CLUB AQUATIQUE DE PARCIEUX :  Serge Noel (Trésorier)
ROWING CLUB VALLEE DE L AIN : Meunier Isabelle (Présidente), Eline Duc (Vice Présidente)
AVIRON SUD GRESIVAUDAN : Alain Menant (Coach Aviron Santé),

Florence Bonnay (Initiatrice et Kiné)

AUNL : Franck Solforosi (Président), Sandie Weber (avifit et futur Aviron Santé),

Francois-Xavier Pitance (Trésorier)

SOCIETE NAUTIQUE CONDRIEU : Nathalie Deville
AVIRON PETRIBOCIEN : Josiane Boucher, Jean-Louis Boucher, Cassandra Coquet
Club Aviron Nautique Romanais Péageois : Jean-Louis Seguet (Educateur)
Aviron DECINOIS : Manon Zwisler (entraîneur)
Aviron Stéphanois : Mme Chantal Durieux
UNADEV Lyon  (Union Nationale des Déficients Visuels)

Mr Arnaud Gilles

FFAviron : Madame Hélène Gigleux (Cadre National)
Ligue Auvergne Rhône-Alpes : Stéphane Guérinot (Président), Patricia Marquet (secrétaire),

Charles Imbert (Vice-Président), Aimery Samson (Stagiaire ligue),

Anthony Lalande (CTS Ligue AURA )

Stéphane Guérinot, ouvre la réunion.  Il souhaite la bienvenue aux participants et rappelle que la Ligue a placé l’action en faveur de la catégorie handi dans ses priorités.

Stéphanie Merle, prend ensuite la parole et rappelle l’action menée par son club et revient avec beaucoup de finesse d’analyse sur son parcours personnel d’athlète de haut niveau.

Un long tour de table est effectué ensuite ou chacune et chacun, après s’être présenté, évoque ses difficultés particulières et les solutions utilisées dans son club. Une évidence s’impose : l’aviron handi n’est qu’une juxtaposition de cas particuliers. Chercher ensemble, et trouver des solutions individuelles pour chaque cas, n’est pas ce qui fait le principal intérêt de cette catégorie ?

Hélène Gigleux, fait un rappel historique de la catégorie, évoque ses succès puis présente ensuite la politique fédérale en rappelant les différentes actions qui sont conduites.

Cette exposé est illustré par plusieurs films intéressants et valorisants pour la discipline.

Mme Gigleux explique que cette pratique fait partie du groupe large de l’Aviron Santé mais concerne la compétition et nécessite donc d’être divisée en 2 principales catégories :

  • l’« handi-aviron » : qui concerne les personnes ayant des problèmes physiques, moteurs ou visuels.
  • l’« aviron adapté » : qui concerne des pratiquant rencontrant des problèmes psychiques ou mentaux.

A l’heure actuelle environ 500 personnes souffrant d’handicaps pratiquent l’aviron plus ou moins régulièrement. La plus grande partie étant atteint de troubles mentaux (43%), ensuite viennent les déficients physiques (33%), puis les malvoyants, pour un quart environ.

Pour notre région ; sur un total de 55 athlètes recensés, 19 présentent des troubles physiques, 17 des problèmes mentaux, 9 sont déficients visuels déficients visuels, 3 sourds-muets et enfin 7 qui sont classés « divers ».

L’intérêt des clubs pour cette pratique est plutôt croissant avec entre-autres l’ASUL qui est vraiment tête de pont dans la région et dont il faut saluer l’investissement dans ce domaine.

Cependant, il s’agit d’une discipline à risques ; par conséquent des mesures de sécurité sont à prendre particulièrement en compte.

Pour l’encadrement, il est nécessaire d’avoir une personne disponible et formée pour suivre accompagner l’athlète sur l’eau au moins pour le début ; selon le handicape l’accompagnateur pourras se faire plus distant au bout d’un moment.

Au cours des échanges riches qui ont eu lieu sur cette journée, les difficultés rapportées sont celles que nous connaissons.

Elles concernent le manque de matériel adapté ainsi que la difficulté d’encadrement en terme d’accompagnement.

La première peut être résolue par le prêt ou la mise à disposition de matériel par la ligue ou la fédération. Pour la seconde, les vocations sont rares et doivent être encouragées.

Hélène Gigleux, répond à de nombreuses questions, le débat s’engage de manière très libre, et chacun peut encore exprimer ses préoccupations.

Hélène rappelle qu’ une aide fédérale peut être dans trois domaines :

  • Formation : organisation de 2 modules de 3 jours qui nécessite simplement un diplôme d’éducateur pour y prendre part.
  • Matériel : prêt d’un PR1 + fourniture de flotteurs et siège dont les coûts atteignent 800 euros.
  • Outils de communication : : film présentation ; reportages ; bénévoles ; plaquettes affiche et flyers.

Une autre difficulté est soulevée qui a trait à l’éparpillement les pratiquants dans les clubs. Mis à part l’ASUL aucun ne regroupe un nombre de rameurs conséquent, ce qui nuit à la dynamique et,  athlètes et encadrement peuvent se sentir isolés. L’idée de regroupements ponctuels est évoquée, mais pas toujours faciles à mettre en œuvre. Le travail entre clubs voisins pourrait créer, à peu de frais, une amorce de dynamique.

En fin de réunion, Stéphane Guérinot rappelle que la ligue a quelques moyens pour aider ce secteur. Ne pas hésiter à faire des propositions raisonnables bien sûr.

Pour conclure, ce fut une journée de rencontre et de partage d’expérience, riche d’échanges. Un bon moment de convivialité aussi, autour du repas de midi pris sur place.

La prise de conscience est et la bonne volonté sont évidents. Les initiatives doivent être soutenues et encouragées, reste à savoir comment et avec quels moyens ?

Nous ne remercierons jamais assez l’ASUL pour l’organisation de cette journée et Hélène Gigleux pour avoir fait le déplacement de Paris et apporté son expérience et sa connaissance de la gestion sportive de la discipline, mais aussi de sa réglementation.

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